Poirier sauvage

Conseils de jardinage Poirier sauvage

Poirier sauvage Pyrus salicifolia pendula Lubera

Le poirier sauvage, à l’image du poirier européen Pyrus pyraster, est aujourd'hui relativement rare et risque de disparaître complètement. Pour préserver cet arbre précieux sur le plan écologique, il est essentiel de le planter plus fréquemment. Même dans les petits jardins familiaux, ne renoncez pas à ces arbres fruitiers.

Toutes les informations sur l'achat, le choix et la culture des poiriers sauvages

De nombreuses espèces d'arbres fruitiers deviennent beaucoup trop grandes pour être plantées dans un petit espace. Dans notre jardinerie en ligne Lubera, nous vous proposons une belle sélection de poiriers sauvages qui conviendront parfaitement à tous vos besoins.

Les plus grands avantages du poirier sauvage

  • Poirier sauvage Pyrus calleryana Chanticleer Poirier sauvage chinois Lubera Le poirier sauvage produit des petits fruits en forme de poire, très appréciés par les animaux.
  • Au printemps, il offre une floraison attrayante qui fournit du nectar et du pollen aux abeilles et aux bourdons.Son port est plus élancé que celui du pommier.
  • Il s'agit d'un bien culturel précieux, et sa préservation est importante pour la biodiversité dans la culture des poires.
  • Le bois du poirier sauvage est l'un des plus précieux pour la fabrication de meubles et d'instruments de musique nobles.

Acheter un poirier sauvage : Un grand choix de variétés dans la boutique Lubera®

En achetant et en plantant un poirier sauvage, vous optez pour l'arbre parfait en milieu urbain, qui s'adapte facilement aux espaces étroits. Tous les poiriers sauvages offrent une belle floraison printanière, attirant les insectes, ainsi que des fruits précieux en automne, qui nourrissent les oiseaux et les hérissons. Ce sont des arbustes idéaux pour l'aménagement des jardins. Ils ont toujours fait preuve de robustesse et de résilience, même lors des périodes de sécheresse récentes.

Notre expérience montre que le poirier sauvage de Chine (Pyrus calleryana) tolère bien la pollution urbaine (en particulier les gaz d'échappement) et résiste parfaitement aux perturbations. En avril, il se couvre d’une floraison abondante avec de petites fleurs blanches. Les fleurs ouvertes sont une excellente source de nectar pour les abeilles et les bourdons. En automne, les petits fruits font de ce poirier sauvage une source de nourriture très appréciée des oiseaux.

Le poirier sauvage pleureur (Pyrus salicifolia) 'Pendula' offre les mêmes avantages et s'adapte bien aux changements climatiques chez nous. En choisissant ce poirier 'Pendula', vous pouvez créer une atmosphère méditerranéenne dans votre jardin. Il a même reçu le surnom « d’Olivier du Nord », largement mérité en raison de son apparence exceptionnelle. Malheureusement, ses petites poires n’offrent pas le même potentiel culinaire que les olives, mais les oiseaux de votre jardin ne seront certainement pas de cet avis. Ils se régalent, tout comme les hérissons, de ces délicieuses friandises fruitées en automne.

Quel emplacement choisir pour un poirier sauvage ?

Les poiriers sauvages sont des arbres qui préfèrent les régions chaudes et ne poussent donc pas naturellement en Scandinavie. Ils ont besoin de beaucoup de soleil mais peuvent tolérer l’ombre légère des lisières de forêt et des haies.

Ils prospèrent dans un sol profond, riche et plutôt argileux, de préférence calcaire. Cette combinaison leur permet de survivre lors de périodes de sécheresse. C'est pourquoi ils sont très appréciés dans les espaces verts urbains, où ils peuvent également supporter la pollution de l'air. Dans les villes, on les utilise de plus en plus fréquemment pour leur résistance.

Plantation d’un poirier sauvage

Nous proposons la livraison de nos arbres en conteneurs, ce qui permet une plantation tout au long de l'année. Il suffit ensuite d'attendre une période propice à la plantation, sans chaleur extrême ni stress dû à la sécheresse. En attendant de le planter, prenez soin de votre nouveau poirier sauvage en l’arrosant régulièrement. L'arbre s'adapte plus rapidement à son nouvel environnement s'il est planté à l'automne. À cette période de l’année, les conditions météorologiques offrent généralement beaucoup de pluies et des températures douces. De plus, en automne, le sol conserve encore de la douceur, même si les températures extérieures commencent à baisser.

Les étapes de la plantation :

  • Commencez la plantation en creusant un trou à l'aide d'une bêche. Ce trou doit être au moins deux fois plus large et profond que la motte de racines du conteneur.
  • Sortez l'arbre du conteneur. Si la motte est formée d'un réseau dense de racines, le mieux est d’utiliser une petite griffe pour démêler le chevelu. Retirez également au moins la moitié de la terre présente dans la motte. Ces manipulations vont encourager l'arbre à développer de nouvelles racines en réponse aux blessures causées. Les racines nues adhéreront mieux aussi au nouveau sol de votre jardin. Pour faciliter l’opération, n’hésitez pas à secouer délicatement l'arbre afin d’éliminer la terre restante.
  • Si vous effectuez la plantation en automne, supprimez les feuilles encore accrochées aux branches de votre poirier sauvage.
  • Préparez un mélange composé de deux tiers de terre extraite et d'un tiers de compost mûr. Ce mélange convient parfaitement pour combler le trou de plantation.
  • Ajoutez un peu de terre au fond du trou de plantation. Installez l’arbre au centre, ajustez sa hauteur. Si le point de greffe se trouve en-dessous de la surface du sol, ajoutez encore plus de terre sous la motte. Si les racines dépassent au-dessus du trou de plantation, retirez la terre correspondante du trou de plantation.
  • Positionnez maintenant le petit arbre et rebouchez complètement le trou de plantation. Tassez la motte afin d’éliminer les dernières poches d’air au niveau des racines.
  • Versez au moins un arrosoir plein pour combler les dernières cavités au niveau des racines.
  • Vous avez beaucoup de campagnols dans votre jardin ? Une corbeille en fil de fer non galvanisé protègera efficacement les racines de ces ravageurs.
  • Vous craignez que des chevreuils ou des lièvres ne grignotent vos arbres ? Enveloppez alors le tronc dans un manchon de protection. Pour cela, vous pouvez par exemple utiliser du grillage galvanisé, pour une plus longue durée de vie.

Utilisation du poirier sauvage comme arbre fruitier

Le poirier sauvage a une croissance relativement lente mais il peut tout de même atteindre jusqu'à 20 mètres de hauteur. Lorsqu'il est planté en isolé au jardin, il peut atteindre une taille encore plus élevée. La hauteur finale dépend de l'espèce et de l'emplacement. Son port reste élancé et droit, ce qui en fait un choix idéal pour les petits jardins et les espaces restreints. La floraison se produit généralement après 8 à 10 ans. Chaque printemps, de délicates fleurs blanches à cinq pétales s'ouvrent, offrant une abondante source de nectar et de pollen pour les abeilles. Après la floraison, les pétales tombent doucement au sol, créant un joli spectacle lorsque le vent souffle et les fait tourbillonner comme de la neige dans le jardin. En été, de petits fruits généralement sphériques apparaissent sur le poirier sauvage. En automne, les feuilles du poirier sauvage prennent de belles teintes décoratives. La plupart des espèces de poiriers sauvages (P. pyraster, P. calleryana) arborent une belle couleur jaune vif, tandis que certaines espèces prennent une teinte rouge foncé, comme le poirier des neiges (P. nivalis). Le feuillage automnal exceptionnellement brun-rouge du poirier d'Ussuri (P. ussuriensis et ses variétés) est également très intéressant.

Les poiriers sauvages conviennent également pour une plantation en haie, ils doivent alors être taillés en conséquence. Ils se prêtent aussi très bien à la culture en espalier, ce qui donne de magnifiques résultats. Au jardin, un treillis d’arbres fruitiers peut être utilisé à la fois pour séparer les espaces et comme brise-vue.

Comment tailler un poirier sauvage ?

Le poirier sauvage a une croissance lente et conserve une silhouette élancée. En général, il n’a donc pas besoin d’être taillé. Cependant, si vous souhaitez tout de même tailler votre arbre, il est recommandé de le faire en toute fin d’hiver, entre début février et mi-mars, juste avant que l'arbre ne refleurisse et ne bourgeonne. Néanmoins, il est important de savoir qu’après une forte taille, les poiriers sauvages ont tendance à réagir en développant des rejets. Pour se protéger contre les dommages causés par les animaux sauvages, ces pousses au sol présentent souvent des épines acérées afin de dissuader le grignotage.

Le poirier sauvage a-t-il besoin d'un pollinisateur ?

Les variétés de poiriers sauvages ont besoin d’un deuxième poirier faisant office de pollinisateur. Les poiriers de la même espèce peuvent se polliniser mutuellement, à condition que ce soient des variétés différentes. Les poiriers sauvages (Pyrus pyraster) et les poiriers cultivés (Pyrus communis) sont suffisamment proches pour se féconder mutuellement. Si vous cultivez donc des poiriers classiques à proximité de poiriers sauvages, ils pourront se polliniser mutuellement, à condition qu'ils fleurissent en même temps.

Les origines des poiriers sauvages

L'origine de tous les poiriers sauvages est probablement située dans les contreforts des montagnes Tien Shan, dans la province du Xinjiang, à l'ouest de la Chine. Les vallées de cette région sont encore aujourd'hui recouvertes de vastes forêts d'arbres fruitiers. À partir de là, les poiriers sauvages se sont répandus vers l'est et l'ouest, donnant naissance à de nombreuses nouvelles espèces dans les régions nouvellement colonisées. Actuellement, on recense au moins 20 espèces de poiriers sauvages appartenant au genre Pyrus.

Le Caucase est considéré comme la région d'origine des espèces occidentales du genre Pyrus. Cette région est caractérisée par une grande diversité d'espèces de poiriers sauvages. Au 20e siècle, d'immenses forêts de fruitiers sauvages, comprenant de nombreuses espèces de poiriers, étaient présentes dans la région. Les dendrologues considèrent le Caucase comme le 'berceau de l'évolution des poiriers'. C'est de là que les premiers poiriers ont migré vers le nord-ouest de l'Europe. Cependant, cette migration s'est produite uniquement pendant la période post-glaciaire, à partir de 5400 av. J.-C., lorsque les conditions climatiques se sont suffisamment réchauffées pour permettre au poirier sauvage, qui aime la chaleur, de s'épanouir dans le reste des régions. Au fil des millénaires, les descendants des poiriers sauvages du Caucase ont évolué pour donner naissance à des espèces distinctes. Par exemple, le poirier sauvage européen (Pyrus pyraster) est apparu à ce moment-là. Il est aujourd’hui à l’origine de nombreuses variétés de poires cultivées.

À l'est de la région d'origine des poiriers sauvages, en Chine, on trouve également une grande diversité d'espèces du genre Pyrus. Parmi elles, l'espèce chinoise la plus connue est P. pyrifolia. À partir du 18e siècle, cette espèce a donné naissance aux poiriers japonais, connus sous le nom de 'nashi'. En Chine, la culture de poires de cette espèce remonte à environ 3300 ans.

Poiriers sauvages du monde

Nom français

Nom latin

Origine/zone de répartition

Poirier à feuilles en c½ur

Pyrus cordata Portugal

Espagne, France

Poirier hongrois

Pyrus magyarica

Hongrie

Poirier russe

Pyrus rossica

Russie centrale

Poirier sauvage du Caucase, Poire du Caucase

Pyrus caucasica

Grèce, Crimée, Causase, Asie mineure

Poirier ibérique

Pyrus bourgaeana

Portugal, ouest de l'Espagne Maroc

Poirier à feuilles d’oléastre

Pyrus elaeagrifolia

Balkans, Crimée, Asie Mineure

Poirier des neiges

Pyrus nivalis

Europe sauf Scandinavie, Maroc, nord de l'Asie Mineure, Caucase

Poirier sauvage européen

Pyrus pyraster

Comme P. nivalis, voir ci-dessus

Poirier à feuilles d'amandier, Poirier épineux

Pyrus spinosa syn. P. amygdaliformis

Région méditerranéenne, Bulgarie, Asie Mineure

Poirier à feuilles de saule

Pyrus salicifolia

Turquie, Caucase, Transcaucasie, Iran

Poirier d'Ussuri

Pyrus ussuriensis

Nord-Est de l'Asie jusqu'au Japon

Poirier de Syrie

Pyrus syriaca

Chypre, Asie mineure

Poirier de Boukhara

Pyrus korshinskyi

Turkestan

Poirier de l'Himalaya

Pyrus pashia

De l'Himalaya à l'ouest de la Chine

Poirier Nashi, Poirier asiatique

Pyrus pyrifolia

Chine centrale et occidentale

Poirier de Chine

Pyrus calleryana

Chine, Vietnam

Poirier de Lindley

Pyrus lindleyi

Chine

Poirier persan

Pyrus glabra

Iran

Les caractéristiques du poirier sauvage

À quoi ressemble le poirier sauvage, l'un des ancêtres des poiriers cultivés en France ? Les poiriers cultivés de manière libre forment de grands arbres et portent de gros fruits. En revanche, leur ancêtre sauvage est un arbre épineux, surtout les premières années, afin de se protéger notamment du broutage par les animaux. Ses feuilles sont arrondies, mesurant environ 5 cm de longueur et presque aussi larges. L’avers des feuilles est vert foncé brillant, tandis que le revers est vert bleuté. Les bords des feuilles sont dentelés et souvent ciliés. Les poiriers sauvages européens produisent des fruits d'environ 3 cm de diamètre seulement, de forme ronde ou ovale. Contrairement aux poires que nous connaissons, les poires sauvages n'ont pas leur forme caractéristique, ce qui fait que les non-initiés ont souvent du mal à les assimiler à des poires. À maturité, le calice des petits fruits du poirier sauvage est toujours bien visible.

Les véritables poiriers européens : Où les trouver ?

Malgré les caractéristiques clairement définies, jusqu'à aujourd’hui, il n'a pas été possible d’affirmer avec certitude que l'on avait affaire au 'véritable' poirier européen. Après de nombreux examens botaniques, il n’a en effet pas été possible d’identifier de poirier européen 'de référence'. Dans bien des cas étudiés, les arbres pourraient être des hybrides de poirier européen dont les parents seraient des variétés cultivées. Parfois, on trouve des poiriers qui semblent morphologiquement très sauvages, loin des zones colonisées par les humains. Cependant, ces arbres semblent trop différents les uns des autres. Or, dans le cas d'une espèce botanique, les individus ont bien plus de caractères en commun. Une question se pose donc : le poirier sauvage européen est-il tout simplement éteint ?

Les seules découvertes de poiriers sauvages présentant une apparence uniforme et en grand nombre se trouvent en Suisse. Il est possible que se trouvent effectivement encore des populations de poiriers européens de la même espèce dans le bassin lémanique et dans tout l'arc jurassien. Le projet 'Promotion des essences rares' (SEBA) de l'EPF de Zurich se penche sur cette énigme. Environ 4 200 individus de poirier sauvage ont été recensés au nord des Alpes. Le poirier européen serait donc l'une des espèces d'arbres les plus rares en Suisse. Selon les niveaux de menace de l'UICN, il est considéré comme une espèce fortement menacée. En Allemagne, il est également classé comme une espèce menacée. Certains spécialistes estiment même qu'il est en danger d'extinction, s'il ne l'est pas déjà.

Avec l'arrivée des Romains, de nouvelles variétés de poires sucrées et juteuses en provenance d'Asie occidentale ont été introduites en Europe et en France. Les variétés asiatiques se sont croisées avec la poire européenne dans les zones occupées par les Romains. Lorsqu'une telle hybridation se produit et donne naissance à des semis, ces derniers ressemblent quelque peu à la poire européenne, mais ils sont génétiquement différents. Il est donc possible que l'identité génétique du poirier européen ait été définitivement perdue à cette époque.

Peut-on manger des poires sauvages ?

Le poirier européen est une espèce importante, car à l'origine de nos poires cultivées. Cependant, les fruits sauvages du poirier européen sont petits, sphériques et ont un goût désagréable et astringent. En raison de la présence de nombreuses cellules pierreuses, ils ne sont pas comestibles frais, du moins pas pour les humains. Ce n'est qu'après avoir été séchés que ces fruits sauvages peuvent être mangés. Lors de fouilles archéologiques de maisons sur pilotis datant du Néolithique en Suisse, des poires européennes ont été découvertes. Elles ont été séchées il y a plus de 5000 ans. Les sites de découverte se trouvent à Wangen, St. Blaise et Ruhestetten.

Dans leur pays d'origine, le Caucase, différentes espèces de poires sont encore séchées au soleil. Les fruits séchés sont ensuite moulus pour obtenir une fine farine. Dans certaines régions, les poires sauvages sont également exposées au gel afin de les ramollir et les rendre plus sucrées. Elles sont ensuite également transformées en farine. La farine des poires sauvages est alors utilisée pour compléter la farine d'orge dans la cuisine locale.

En Iran, les fruits du poirier sauvage de Perse (P. glabra) sont écrasés afin d’obtenir les graines. Sur les marchés, ces graines sont vendues séchées, de la même manière que les graines de courge ou de tournesol. Les pépins de poire sont également utilisés pour extraire des huiles alimentaires riches et saines.

Des poiriers sauvages à l’origine des poiriers modernes

De nos jours, les variétés modernes de poires cultivées en Europe sont le résultat de l'hybridation de différentes espèces de poiriers sauvages. En plus du poirier européen, les caractéristiques génétiques des poires cultivées comprennent des éléments de P. eleagrifolia, P. salicifolia et P. syriaca. L'objectif de la sélection a toujours été de créer des poires parfumées, aux fruits tendres, gros et juteux. S’en remettre uniquement à la génétique du poirier européen n'aurait pas permis d'atteindre ces objectifs de sélection. Le vaste choix de variétés de poires que nous connaissons aujourd'hui est le fruit de cette biodiversité.

De nos jours, les objectifs de sélection se concentrent généralement sur les besoins du marché. Il est important d'obtenir des variétés de poires à chair ferme, capables de se conserver longtemps après la récolte et de résister au transport. Dans la culture professionnelle, on vise également toujours à obtenir une meilleure résistance aux maladies courantes. Les croisements avec des poiriers sauvages peuvent être une solution pour atteindre ces objectifs de sélection. Par exemple, l’une des poires sauvages pourrait permettre aux poires cultivées d'avoir une peau rouge attrayante. Certains producteurs espèrent ainsi que les poires prendront une teinte rougeâtre en mûrissant en croisant avec l'hybride P. x bretschneideri. Dans la sélection actuelle des poiriers en Europe, on expérimente également des croisements avec des nashis asiatiques, qui sont des variétés de P. pyrifolia, afin de créer des variétés à la chair plus croquante.

Le bois précieux du poirier sauvage

Le bois du poirier sauvage, bien qu'il ne soit pas résistant aux intempéries, est très recherché, en particulier pour les meubles d’intérieur. Les poiriers sauvages plus anciens offrent en effet un bois d'une belle teinte rouge très prisée. Cette essence est largement utilisée dans le domaine du placage et de la marqueterie en raison de sa beauté. Par le passé, ce bois précieux était également utilisé pour fabriquer des meubles en bois massif et des parquets. Avant l'ère des matériaux plastiques, il était d'une valeur inestimable pour la construction d'instruments de musique. Ce qui rend le bois de poirier si spécial, c'est qu'il reste parfaitement stable même lorsqu'il est sec. Si vous transmettez une règle ou une équerre en bois de poirier en héritage, elles seront considérées comme un précieux legs. Les pièces de qualité ne sont pas facilement remplaçables en raison du manque de matériau correspondant. Le bois de poirier foncé était utilisé pour les touches noires du piano lorsqu'il n'était pas possible d'utiliser de l'ébène. Il convient également parfaitement à la fabrication d'instruments de musique tels que les flûtes à bec. Malheureusement, la replantation du poirier sauvage pour l'exploitation du bois a été négligée, ce qui signifie qu'il est actuellement presque impossible de trouver du bois de poirier sauvage disponible pour les métiers d’art. Si vous achetez un poirier sauvage dans la boutique Lubera aujourd'hui, peut-être que vos descendants pourront l'utiliser pour fabriquer autre chose qu'une flûte à bec. En le plantant au bon endroit dans votre jardin, votre poirier pourrait même être utilisé pour construire un piano entier.

Maladies et parasites

À proximité des agglomérations, les poiriers sont souvent touchés par la rouille grillagée du poirier, causée par un champignon appelé Gymnosporangium sabinae. En été, l'infection sur le feuillage se signale par des taches orangées et des pustules sombres sur la face inférieure des feuilles. En hiver, lorsque les poiriers n'ont plus de feuillage, le champignon utilise certaines espèces de genévriers ornementaux comme hôtes intermédiaires. Ces genévriers sont appréciés depuis des décennies dans les jardins pour leur simplicité et leur résistance. Ainsi, la rouille grillagée du poirier trouve généralement où passer l'hiver à l’abri. Au printemps, lorsque de nouvelles feuilles apparaissent sur les poiriers, le champignon libère simultanément ses spores sur les genévriers. Le vent transporte ensuite les spores vers les poiriers, permettant au champignon de réinfecter les arbres pendant l'été. Pour l’instant, aucune espèce de poirier n'est parfaitement résistante à la rouille grillagée du poirier. La seule solution serait d'éliminer tous les genévriers d'ornement des environs, mais ce serait difficile à mettre en ½uvre. Heureusement, bien que les attaques fongiques affaiblissent les arbres hôtes, la rouille grillagée du poirier ne les met sérieusement en danger que dans les cas les plus extrêmes.

FAQ - les principales questions et réponses sur les poiriers sauvages
Quand tailler un poirier sauvage ?

Effectuez de préférence une taille hivernale. Il est préférable de le faire à la fin de l'hiver ou au début du printemps, avant que les bourgeons du poirier ne débourrent à nouveau.

A quoi faut-il faire attention lors de la taille du poirier sauvage ?

En cas de taille trop vigoureuse, des rejets peuvent apparaître au niveau des racines. Ces pousses épineuses se développent près du sol en réponse aux blessures infligées à un poirier sauvage.

Les fruits du poirier sauvage sont-ils comestibles ?

Les poires sauvages sont des petits fruits sphériques. Lorsqu'elles sont cueillies à maturité, elles ont un goût désagréable, âpre et astringent. De plus, les nombreuses cellules pierreuses à l'intérieur des fruits n’encouragent pas leur consommation. Ce n'est qu'après avoir été déshydratés que ces fruits sauvages sont devenus comestibles pour l'homme à l'époque préhistorique. Cette méthode était également utilisée pour les fruits d'autres espèces de poires sauvages. Dans certaines régions, les poiriers sauvages sont aussi exposés au froid : les fruits blets sont alors plus tendres et sucrés.

Les poiriers sauvages sont-ils sensibles à la rouille grillagée du poirier comme les variétés classiques ?

Oui, la rouille grillagée du poirier touche également les poiriers sauvages. Le responsable est un champignon appelé Gymnosporangium sabinae. Jusqu'à présent, aucune espèce de poirier sauvage ne s’est montrée parfaitement résistante à ce champignon.

Les poiriers sauvages peuvent-ils polliniser les poiriers cultivés ?

Les poiriers sauvages européens (Pyrus pyraster) et les poiriers cultivés (Pyrus communis) sont suffisamment proches pour pouvoir se polliniser entre eux. Plantées à proximité des poiriers cultivés, de nombreuses espèces de poiriers sauvages peuvent parfaitement les féconder, à condition qu'elles fleurissent au même moment.

Partagez votre récit de jardinage et gagnez des Tells®...

Les membres du Tells Club sont récompensés par le programme de bonus Tells.

Si tu es connecté et inscrit au Tells Club et au programme de bonus, tu peux toi aussi répondre à des questions sur le jardinage, parrainer de nouveaux clients, publier des articles sur le jardinage et ainsi gagner des Tells Apples et des réductions pour ton prochain achat.

Consultez ici la FAQ sur le programme de bonus et ici les conditions de participation.



Questions et réponses (1)
Question
04.08.2022 - Schweizer Wildbirne im eigenen Garten?
Ich habe den Artikel zu den Wildbirnen mit Interesse durchgelesen. Im Lubera Sortiment findet man ausschliesslich die Chinesische Wildbirne.

Wie komme ich an eine sortenreine Wildbirne aus der Schweiz? Gerne möchte ich
helfen dazu beizutragen, dass die Wildbirne nicht ausstirbt.
 
écrire la réponse (1)
» Aider un ami jardinier en répondant à cette question...