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Conseils de jardinage Corydalis

Corydales (Corydalis cava) Lubera Les corydales (Corydalis) sont des plantes herbacées, annuelles ou vivaces. Au jardin d’ornement, on cultive principalement des espèces vivaces qui développent des tubercules servant d’organes de stockage. Ces plantes à feuillage caduc sont rustiques et se plaisent sur des sols acides. La corydale jaune (Pseudofumaria lutea) et la corydale jaunâtre ou crème (Pseudofumaria alba) appartiennent à la famille des Fumariacées. Contrairement aux espèces de Corydalis, ces vivaces présentent des tiges ramifiées, un feuillage persistant et ne forment pas de tubercules.

Fleurs blanches des corydales Lubera Toutes les informations à connaître sur les corydales (Corydalis)

Les corydales préfèrent les sols calcaires des régions douces en hiver. Les deux genres appartiennent à la famille des Fumariacées et sont étroitement apparentés au corydalis. On en connaît près de 600 espèces, originaires des latitudes tempérées de l’hémisphère Nord. Leurs fleurs forment de longs tubes étroits avec une lèvre inférieure et une lèvre supérieure près de l’ouverture, ainsi qu’un éperon dirigé vers l’arrière, où se trouvent les glandes à nectar. Cette forme particulière rappelle le plumeau des alouettes huppées. Les pollinisateurs de ces fleurs sont principalement des abeilles sauvages à longue trompe. Elles s’approchent des fleurs de face et, en récoltant le nectar, assurent leur pollinisation en transportant le pollen. À l’inverse, les bourdons percent les éperons à l’arrière pour en extraire le nectar, absorbant ainsi le jus sucré sans contribuer à la pollinisation.

Sommaire

Les 3 plus grands avantages des corydales

  • Des fleurs idéales pour les massifs, les bordures et les rocailles à l’ombre ou à mi-ombre
  • Des plantes vivaces rustiques
  • Une source de nourriture précieuse pour les abeilles sauvages

Acheter une corydale

Si vous cherchez des plantes vivaces qui se plaisent à la mi-ombre, en bordure d’un bosquet ou sur le côté ombragé d’un mur, les corydales sont un excellent choix. Vous pouvez acheter différentes variétés parmi la collection de la jardinerie Lubera®.

La fumeterre elata (Corydalis elata) est une plante vivace caduque à floraison printanière. Ses boutons de fleurs sont violets, tandis que ses fleurs prennent une teinte bleu clair quand elles s’ouvrent entièrement. En les observant de près, on distingue sur chacune un subtil dégradé de couleurs. La floraison débute en mai et se prolonge jusqu'à la fin juin. Avec une hauteur de 30 à 40 cm, cette variété est légèrement plus haute que les autres. Grâce à de courts stolons, elle forme aussi des touffes denses et buissonnantes.

La corydale flexueuse (Corydalis flexuosa) forme un magnifique tapis de fleurs bleu acier, de début avril à début juin. Chez la variété Corydalis flexuosa 'Purple Leaf' , les jeunes feuilles arborent une teinte rouge vin. Une fois entièrement déployé, le feuillage prend ensuite une couleur bleu-vert, avec une nervure centrale rougeâtre. Ces plantes sont des vivaces à feuilles caduques.

La corydale jaunâtre (Pseudofumaria alba, syn. Corydalis ochroleuca) a une longue floraison prolongée, de début mai à début octobre. Ses élégantes fleurs tubulaires, légères comme de petits nuages blancs, s’épanouissent sur de fines tiges au-dessus d’un feuillage bleu-vert. Cette plante atteint une hauteur de 20 à 30 cm. Comme la corydale jaune (Pseudofumaria lutea), cette espèce est originaire du bassin méditerranéen. Ces deux vivaces sont persistantes dans les régions aux hivers doux et préfèrent un sol légèrement calcaire. Lorsque les conditions leur plaisent, elles se ressèment et se naturalisent.

Le bon emplacement

Les corydales du genre Corydalis ont besoin d’un sol humifère, légèrement humide, bien drainé et légèrement acide. En revanche, les deux espèces de Pseudofumaria préfèrent un sol calcaire. Les endroits frais et à mi-ombre, en bordure de bois ou au pied de murs en pierres sèches, leur conviennent parfaitement.

En tant que géophytes printaniers, ces plantes commencent à fleurir entre mars et mai, avant que les arbustes à feuilles caduques ne referment leur couvert végétal. Selon l’espèce, ces plantes disparaissent en été ou en automne avant d’entrer en dormance jusqu’à l’année suivante. L’endroit idéal doit être semi-ombragé durant leur période de végétation. Dans des zones trop à l’ombre, les corydales fleurissent peu, tandis qu’en plein soleil, leurs fleurs se fanent rapidement.

Bien les planter

Les corydales forment des couvre-sols denses lorsqu’ils poussent dans un endroit calme. Si vous souhaitez obtenir rapidement un tapis, installez 10 à 15 plants par mètre carré. Ces plantes font également un bel effet en petits groupes parmi des bulbes de fleurs, des vivaces à floraison printanière ou dans une rocaille. Enterrez-les à la même profondeur que dans leur godet ou leur pot d’origine. Arrosez ensuite pour que la terre soit bien au contact de la motte.

Aucun entretien nécessaire

Les corydales n'ont besoin d’aucun soin particulier. Dans un endroit qui leur convient, avec un sol humifère et humide, ils n’ont pas besoin d’arrosage ni de fertilisation. Une taille n'est pas nécessaire, car leur feuillage s’efface naturellement en été et finit par disparaître complètement. Ces plantes n’pas non plus besoin de protection en hiver. Dans les régions douces, elles peuvent se montrer persistantes, tandis que dans les zones plus froides, elles perdent leur feuillage avant de réapparaître au printemps.

Multiplication des corydales

La reproduction des corydales est particulière, car leurs graines sont disséminées par les fourmis. Un petit appendice huileux blanchâtre, appelé élaïosome, est attaché aux fruits. Attirées par cette réserve nutritive, les fourmis transportent les graines jusqu'à leur terrier, où elles consomment l’élaïosome riche en graisses avant de rejeter le reste dans une décharge à proximité. Sur ce tas de compost créé par les fourmis, les graines profitent de conditions de germination optimales. Dans un jardin naturel, ces plantes vivaces peuvent ainsi se multiplier spontanément.

Vous pouvez aussi multiplier ces plantes plus spécifiquement en divisant les rhizomes ou en séparant les tubercules. Pour cela, déterrez les vivaces à la fin de l’été ou au début de l’automne, lorsqu’elles perdent leur feuillage. En écartant les touffes, les tubercules se détachent naturellement. Dans le cas des espèces formant des rhizomes, séparez les rhizomes entre les points de végétation avec un couteau bien aiguisé. Après la division, replantez immédiatement les segments. Ils s’enracinent durant l’automne et reprennent leur croissance au printemps.

Maladies et parasites

Les corydales sont peu sensibles aux maladies et aux parasites. Le mildiou, la rouille ou les champignons responsables de brûlures n'apparaissent que très rarement. Comme il s'agit de plantes sauvages indigènes, ils possèdent naturellement une bonne résistance aux agents pathogènes présents dans leur milieu de vie. Les champignons qui les affectent sont spécifiques aux corydales et ne s’attaquent pas aux autres plantes ornementales, comme les rosiers, les arbres fruitiers ou les légumes. Il n’est donc pas nécessaire d’intervenir contre ces maladies fongiques. Seules les limaces peuvent poser problème. Si votre jardin est envahi par les limaces, appliquez au printemps, avant l’apparition des feuilles, un granulé anti-limaces à base de phosphate ferrique. Ce traitement, respectueux des insectes utiles, doit être disposé à proximité des plantes pour les protéger efficacement.

Toxicité pour l'homme et les animaux

Les corydales et le c½ur-de-Marie, de proches parents, contiennent de la corydaline, de la bulbocapnine et d’autres alcaloïdes toxiques. Les tiges, les feuilles et les fleurs sont faiblement toxiques, tandis que les tubercules et les rhizomes, plus concentrés en alcaloïdes, sont considérés comme très toxiques.

En cas d’intoxication, on observe des troubles gastro-intestinaux (vomissements, diarrhée) ainsi qu’une paralysie musculaire due à une atteinte du système nerveux. Des cas d’intoxications mortelles sont connus chez les animaux de pâturage. Chez l’homme et les animaux domestiques, ces intoxications restent rares.

FAQ - les questions et réponses les plus fréquentes sur les corydales
Quand fleurissent les corydales ?

Les différentes espèces de corydales ont différentes périodes de floraison : Corydalis pumila : de mars à début mai, Corydalis solida : de mars à mai, Corydalis flexuosa : de début avril à début juin, Corydalis elata : de mai à fin juin, Pseudofumaria alba (syn. Corydalis ochroleuca) : de mai à début octobre. Le moment exact de la floraison varie en fonction de la région et de l’endroit où poussent ces plantes. Dans les régions où la chaleur arrive plus tôt, les vivaces bourgeonnent plus rapidement au printemps que dans les régions où l’hiver se prolonge. De même, dans un emplacement exposé au sud, où le sol se réchauffe plus vite, les plantes émergent plus tôt que dans un endroit frais et ombragé.

Comment planter un corydale au jardin ?

Le corydale est idéal comme couvre-sol. Lors de la plantation, enterrez la motte à la même profondeur que dans son godet d’origine. Arrosez ensuite généreusement afin que la terre adhère bien aux racines. Pour un couvre-sol plus dense, prévoyez entre 10 et 15 plants par mètre carré.

Emplacement et sol : Où poussent les corydales ?

Les corydales du genre Corydalis ont besoin d’un sol humifère, légèrement humide, bien drainé et légèrement acide. En revanche, les deux espèces de Pseudofumaria préfèrent un sol calcaire. Ces plantes s’épanouissent mieux à la mi-ombre.

D'où viennent les corydales ?

Les corydales sont originaires de l’hémisphère Nord et se rencontres dans les régions tempérées d’Amérique, d’Eurasie et d’Afrique du Nord.

Les corydales sont-ils toxiques ?

La tige, les feuilles et les fleurs des corydales sont légèrement toxiques, tandis que le tubercule est très toxique. Ces plantes ne sont donc pas comestibles et ne doivent en aucun cas être consommées ni données à manger aux animaux domestiques.

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