La petite Aesculus pavia 'Atrosanguinea' (Aesculus pavia), souvent appelée Pavie véritable ou Pavie rouge, a tout ce que nous aimons chez le marronnier commun (Aesculus hippocastanum) : grandes grappes de fleurs, beaux fruits appréciés des enfants comme jouets et feuillage typique de marronnier. Mais elle offre encore des atouts : port plus compact, défense naturelle contre la mineuse du marronnier et une couleur de floraison spectaculaire rouge.
Utilisation au jardin
Les plantes de petite marronnier comme Aesculus pavia 'Atrosanguinea' sont souvent proposées en arbuste ou en demi-tige. Chez Lubera, c’est différent : vous recevez votre petite marronnier aussi sous forme d’arbre haute-tige. Élevée ainsi, 'Atrosanguinea' devient un bel arbre de maison de petite taille, rarement plus haut que 5 m. Elle convient même comme arbre pour petits jardins ou cours intérieures, leur donnant une atmosphère méditerranéenne voire tropicale. Son apogée visuelle se situe pendant la floraison de mai à début juin. Sa couronne arrondie est typique et offre un bon abri contre la chaleur estivale. Puisque nous vous avons livré 'Atrosanguinea' en haute-tige, vous pourrez un jour vous tenir confortablement sous votre arbre. Il est grand temps alors de penser à l’acquisition d’un ensemble de mobilier de jardin. Même si 'Atrosanguinea' a une croissance plus compacte que le marronnier commun Aesculus hippocastanum, famille et quelques amis y trouveront leur place. En automne, les petites graines arrondies du marronnier mûrissent dans une coque lisse qui rappelle un peu de petites poires. La petite marronnier convient à bien des usages, mais pas forcément comme arbre de parking : les fruits tombent en automne – sans égard pour les voitures stationnées en dessous.
Le bon emplacement pour le marronnier 'Atrosanguinea'
Dans le sud-est de l’Amérique du Nord, la petite marronnier pousse en forêt mixte claire, en clairières et en lisières forestières. On la trouve à l’état naturel sur des sols plutôt humides et riches en nutriments, par exemple sur les berges de rivières et les plaines inondées au printemps. Dans les régions de fortes chaleurs estivales et de sols secs, elle évite les emplacements en plein soleil. La petite marronnier souhaite donc aussi au jardin un sol plutôt humide et riche en nutriments, en exposition ensoleillée à mi-ombragée.
Planter une petite marronnier
'Atrosanguinea' est disponible chez nous toute l’année en container. En principe, vous pouvez planter l’arbre dans le jardin à tout moment de l’année, pourvu que le sol soit exempt de gel. Par temps estival chaud et en cas de stress hydrique, il vaut mieux attendre des températures plus fraîches et des pluies régulières pour faciliter la reprise. Si la livraison de votre nouvelle petite marronnier survient pendant une période météo extrême, elle pourra être mieux soignée dans son container.
La floraison rouge de la petite marronnier : un attrait pour les colibris
La couleur vive de la fleur de la petite marronnier attire l’œil et est vraiment unique. Avec ses grappes de fleurs rouge feu, la petite marronnier sauvage attire dans son habitat nord-américain papillons et surtout colibris. Les colibris sont attirés par ces fleurs au long tube et aux nuances vives d’orange et de rouge. Pour atteindre le nectar nutritif situé au fond des fleurs, les colibris disposent de longs becs avec langue bifide extensible. Ils abordent les fleurs en vol stationnaire. Bien qu’ils recherchent uniquement le nectar, ils deviennent accessoirement des transporteurs de pollen efficaces. En léchant le nectar, ils se mettent en contact avec le pollen et le distribuent sur les organes reproducteurs des fleurs. La petite marronnier sauvage mise fortement sur l’efficacité pollinisatrice du colibri à gorge rubis (Archilochus colubris). Elle règle même sa période de floraison en fonction de ces colibris. Quand le colibri à gorge rubis revient de son quartier d’hiver dans le sud-est des États-Unis, il doit faire des haltes sur sa longue route vers le nord. Les marronniers d’une région fleurissent précisément au moment où l’oiseau s’y arrête pour se reposer.
Les pollinisateurs de la petite marronnier en Europe
Les parentes sauvages d’'Atrosanguinea' sont, dans leur habitat nord-américain, principalement pollinisées par des colibris absents chez nous. En Europe centrale, d’autres espèces doivent donc assurer la pollinisation. Chez nous, on trouve surtout des bourdons et des abeilles sur leurs grappes de fleurs. Des arbres comme Aesculus pavia 'Atrosanguinea' offrent à leurs pollinisateurs une abondante réserve de nectar et de pollen. En mai, la floraison, quelle que soit l’espèce de marronnier, constitue une ressource printanière importante notamment pour les bourdons.
Les fruits du marronnier 'Atrosanguinea'
Avec leurs enveloppes fruitières lisses verdâtres, les fruits de la petite marronnier rappellent un peu de petites poires. Il ne faut pas tenter de les manger, car ils sont toxiques pour l’homme. La cause en est les saponines et d’autres glycosides présents à la fois dans les enveloppes et dans les graines. Notre sens du goût nous met d’ailleurs immédiatement en garde : ces substances indésirables sont d’un amer désagréable sur la langue. Les jeunes pousses et le feuillage contiennent également ces substances actives. Il est rapporté que les « Native Americans » d’Amérique du Nord broyaient des graines et des pousses de petite marronniers et les introduisaient dans des eaux poissonneuses. Les poissons étaient assommés et pouvaient être facilement récoltés.
Le feuillage particulier de Aesculus pavia 'Atrosanguinea'
Visuellement, le feuillage d' 'Atrosanguinea' est typique du marronnier : sur le long pétiole se trouvent 5 à 7 folioles disposées en forme de main et le bord des folioles est doublement denté. À l’automne, le feuillage devient d’un jaune éclatant. Les feuilles d' 'Atrosanguinea' possèdent cependant des qualités internes particulières qui la distinguent de notre marronnier commun (Aesculus hippocastanum) : dans les feuilles, la petite marronnier stocke des saponines défensives. Celles-ci la protègent efficacement contre le ravage des insectes, notamment contre la redoutée mineuse du marronnier. Les feuilles de son proche parent européen Aesculus hippocastanum ne peuvent malheureusement pas s’enorgueillir de ces saponines et restent relativement sans défense face aux attaques de la mineuse du marronnier.
Fertilisation
Bien installée, la marronnier 'Atrosanguinea' peut subvenir à ses besoins dans un sol de jardin fertile et suffisamment humide. Durant les deux premières années, vous pouvez aider le jeune arbre avec un peu de compost mûr ou de la farine de corne. Notre Frutilizer® Volldünger Plus est également très adapté comme engrais de démarrage pour les nouvelles plantations d’arbustes. Maintenez la surface au pied de l’arbre dégagée principalement au début, car la végétation concurrente ralentit la croissance du jeune arbre de petite marronnier.
Tailler la petite marronnier
'Atrosanguinea' doit être taillée avec retenue, car les marronniers ont un bois tendre. Ils ne cicatrisent pas bien et sont considérés comme de mauvais compartimentateurs. Évitez les coupes à plat des grosses branches, surtout dans la zone de la couronne. Une légère taille d’éclaircie est toutefois possible. Enlevez de préférence seulement des branches de faible diamètre. N’utilisez pas d’agent de fermeture des plaies pour les arbres, car sous ce faux bouchage les champignons sont favorisés.